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La
conseillère d’Etat Isabelle Rochat ne fait
rien dans la sécurité si ce n’est spolier
les Genevois
Le
MCG vient de déposer un projet de loi
constitutionnelle avec cet intitulé :
« Fonctionnaires exerçant la puissance
publique : il faut être de nationalité
suisse ».
Les
Citoyens genevois sont scandalisés par la décision
de la conseillère d’Etat libérale qui a
engagé des frontaliers et des étrangers
(permis C et D) à la police genevoise. Parmi
les 21 aspirants à la nouvelle fonction d’ « assistant
de sécurité publique », on compte 3
frontaliers et 6 étrangers titulaires d’un
permis C ou D.
Cette
situation est d’autant plus intolérable que
les accords bilatéraux avec l’Union européenne
prévoient des clauses de sauvegarde interdisant
l’accès à des emplois « liés à
l’exercice de la puissance publique ».
Cela concerne donc très précisément les tâches
de police et cette disposition peut être étendue
très largement comme le font certains Etats,
notamment la France, qui ne se gêne pas.
Qu’on
ne nous dise pas qu’il n’existe pas, parmi
les 30'000 demandeurs d’emplois genevois et
parmi les nombreux jeunes sortant de leur
formation, 21 personnes intéressées et aptes
à cette fonction. Personne ne le croira !
L’attitude
de la conseillère d’Etat libérale Isabel
Rochat nous désole. A la fois inactive en matière
de sécurité, elle spolie les Genevois
d’emplois qui lui reviennent et elle affaiblit
profondément la confiance, valeur essentielle
de notre République. On assiste ainsi au triste
naufrage des libéraux dans leur voie européenne,
au point qu’ils ont décidé de s’auto-détruire
prochainement.
Le
MCG propose de sortir de cette voie sans issue,
qui confine au suicide politique, social et économique.
Face à la mondialisation rampante, qui a déjà
fait des dégâts considérables, notamment
lorsqu’un employé français d’une banque
genevoise est allé fournir des listes de
clients au ministre français de l’Economie,
il convient de placer de solides gardes-fous.
Ce
texte de loi du MCG est également une
protection pour le Citoyen. En effet, l’usage
de la puissance publique est une limitation de
la liberté individuelle qui est consentie pour
que notre société fonctionne. Elle ne peut être
accordée qu’à des personnes qui sont en
total accord avec les valeurs de notre République,
c’est-à-dire qui ont fait le pas et demandé
la nationalité suisse.
Plus
simplement, le MCG en appelle au bon sens.
Mettons fin aux délires de la mondialisation à
la sauce libérale, qui mélange l’engagement
de frontaliers et l’aide sociale pour les résidents
genevois!
Eric
Stauffer
Président
du MCG
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