COMMUNIQUE
DE PRESSE
DU
MOUVEMENT CITOYENS GENEVOIS
Mise
au point - Arrestation
d’un responsable du Quai 9 - Genève
va droit dans le mur - Sécurité
à Vernier - Élection
complémentaire au Conseil administratif Thônex -
Le Secret
Bancaire - Mettons
fin aux délires irresponsables - Projet de
loi constitutionnelle - Votations
du 7 mars 2010 LPP - L'Énergie
-
Cour des comptes - Élection
du Conseil Fédéral - Du
nouveau en Romandie
Secrétariat
du Grand Conseil
Projet
présenté par les députés:
Eric
Stauffer, Mauro Poggia, Roger Golay, Thierry Cerutti,
Claude Jeanneret, Jean-François Girardet, Pascal
Spuhler, Sandro Pistis, Henry Rappaz, Dominique Rolle,
Fabien Delaloye, André Python, Guillaume Sauty,
Olivier Sauty, Jean-Marie Voumard, Florian Gander,
Marie-Thérèse Engelberts.
Date de dépôt: 11 mars 2010
Messagerie
Projet de
loi constitutionnelle
Modifiant
la constitution de la République et canton de Genève
(A 2 00)
Emplois
liés à l’exercice de la puissance publique au sein
de l’administration réservés aux ressortissants
suisses
Le
GRAND CONSEIL de la République et canton de Genève décrète
ce qui
suit
:
Article
1 Modifications
La
constitution de la République et canton de Genève,
du 24 mai 1847, est modifiée comme suit :
Art.
174C Emplois liés à l’exercice de la puissance
publique
Les
emplois liés à l’exercice de la puissance publique
et destinés à sauvegarder les intérêts généraux
de l’Etat ou d’autres collectivités publiques au
sein de l’administration publique ou d’une entité
juridique à laquelle des tâches de droit public ont
été déléguées sont réservés aux ressortissants
suisses
Art.
182 Dispositions transitoires (al. 6 nouveau)
6
L'article 174C alinéa 1, déploie ses effets immédiatement
à son adoption.
EXPOSÉ
DES MOTIFS
Mesdames
et
Messieurs les députés,
Un
pas a été franchi avec l’engagement de trois
frontaliers parmi les 21 aspirants à la nouvelle
fonction d’ « aide à la sécurité
publique ». Dorénavant des ressortissants étrangers
devront assurer des tâches sensible de l’Etat de
Genève, comme les transferts de détenus, le contrôle
du parking ou la protection diplomatique.
Cette
décision représente une menace particulièrement
grave pour la République et canton, que nous ne
pouvons tolérer. En déléguant ces fonctions
essentielles de l’Etat à des personnes qui n’ont
pas fait le pas de l’adhésion à notre pays, un
grand risque a été pris. Pour s’en convaincre, il
suffit de rappeler la récente affaire qui s’est déroulée
dans une banque genevoise et s’est soldée par la
trahison d’un employé au profit du Gouvernement
français. Tous nous devrions nous interroger.
Cet
engagement d’étrangers à l’Etat dans les postes
sensibles n’est en aucun cas une obligation découlant
des accords bilatéraux qui ont été conclus avec nos
voisins européeens. Ainsil existe des dispositions très
précises qui limitent l’engagement de personnes
n’ayant pas la nationalité, dispositions que les
autres pays européens utilisent.
Comme
le simple bon sens ne suffit plus dans la Genève de
2010, nous déposons ce projet de loi qui va préciser
ces accords bilatéraux et rendre impossible des
engagements dans tous les postes sensibles et en
particulier dans tout ce qui est rattaché à
l’exercice de la puissance publique, c’est-à-dire
les tâches de police prises de la manière la plus
large.
Les
accords bilatéraux conclus entre la Suisse et l’Union
Européenne prévoient à leur article 10 une clause
pour des impératifs de souveraineté le refus
d’octroyer des emplois aux ressortissants de l’Union
Européenne lorsque ces derniers touchent à la
puissance publique.
Art.
10 Emploi dans l’administration publique
Le
ressortissant d’une partie contractante exerçant
une activité salariée peut se voir refuser le droit
d’occuper un emploi dans l’administration publique
lié à l’exercice de la puissance publique et
destiné à sauvegarder les intérêts généraux de
l’Etat ou d’autres collectivités publiques.
Art.
16 Exercice de la puissance publique
L’indépendant
peut se voir refuser le droit de pratiquer une activité
participant, même à titre occasionnel, à
l’exercice de l’autorité publique.
Source :
Libre circulation des personnes. Accord avec la CE RO
2002 page 15-16 (1543-44)
Si
on appliquait ces clauses des accords bilatéraux,
nous ne nous retrouverions plus dans la situation
actuelle, où des compétences de Police vont être
accordées à des étrangers résidant à l’étranger !
Il
convient de souligner que cet engagement des « assistants
de sécurité publique » fait suite à
l’embauche de 23 frontaliers en tant que
contractuels à la Fondation des parkings.
Cette
dérive inquiétante rend nécessaire ce projet de loi
qui pose un principe incontournable. Pour exercer la
puissance publique, c’est-à-dire réduire la liberté
du Citoyen, il faut être de nationalité suisse,
condition sine qua non. Mais surtout, l’Etat a le
devoir de se protéger face aux dérives parfois les
plus saugrenues de la mondialisation, en faisant en
sorte que les données les plus sensibles de notre
Etat, de nos entreprises, de nos citoyens ne soient
pas ouvertes à des personnes qui n’ont pas fait ce
geste essentiel : rejoindre un pays en demandant
sa naturalisation.
Et
que l’on ne nous dise pas que parmi les trop
nombreux chômeurs de la République il est impossible
de trouver des personnes satisfaisant au profil de ces
postes. Ces justifications sont tout simplement indéfendables.
Conséquences
financières
Charges
et couvertures financières / économies attendues
Aucune
charge supplémentaire n’est nécessaire. En
revanche, l’engagement de fonctionnaires de
nationalité suisse pour ces tâches aura comme conséquence
certaine une réduction des dépenses liées à la
politique du chômage, en raison justement de ces
engagements.
Mise
au point - Arrestation
d’un responsable du Quai 9 - Genève
va droit dans le mur - Sécurité
à Vernier - Élection
complémentaire au Conseil administratif Thônex -
Le Secret
Bancaire - Mettons
fin aux délires irresponsables - Projet de
loi constitutionnelle - Votations
du 7 mars 2010 LPP - L'Énergie
-
Cour des comptes - Élection
du Conseil Fédéral - Du
nouveau en Romandie