| Certains
prétendus démocrates nous expliquent régulièrement,
notamment à Genève, que la démocratie est malade
d'un mal inhérent à sa propre structure, au motif que
l’usage du référendum et de l’initiative serait
détourné de son but car ces instruments démocratiques
serviraient prétendument des intérêts particuliers
au détriment de l’intérêt général.
Ce
raisonnement, malheureusement répandu, est non seulement absurde,
il est dangereux. Ces platoniciens qui s’ignorent, et qui pensent
que de la liberté naît la tyrannie, considèrent
en fait que seuls de « bons sujets » devraient être
soumis au peuple – comprenez par là ceux qui sont dignes
d’intérêt à leurs yeux – alors que les
autres devraient être tranchés par nos élus.
En
d’autres termes, c’est l’usage des droits démocratiques
« par les autres » qui dérange. Pourtant, heureusement
que les droits démocratiques existent ! Comme disait Winston
Churchill, la démocratie est le pire des régimes, si on
fait abstraction de tous les autres.
En
réalité, ce qui tue la démocratie, ce sont les
avis péremptoires exprimés par des ignares paresseux convaincus
de détenir la mesure du bien collectif. La Suisse est un exemple
de démocratie pour le monde. Là où d'autres affronteraient
leurs différences, nous les juxtaposons pour en faire notre force.
Non sans heurts ou amertumes parfois.
Cette
Suisse, qui a séduit le monde et qui a fait la fierté
de tant de générations perd aujourd'hui ses repères,
ses valeurs fondamentales. Par une politique extérieure maladroite,
elle a fait rimer neutralité avec isolement. Timorée,
et souvent même complexée, elle confond ouverture et renoncement.
De
plus en plus de citoyennes et de citoyens de ce pays, des femmes et
des hommes qui ne sont pas des conservateurs, et qui n'ont pas d'affinités
avec l'extrême droite, demandent un retour aux valeurs civiques,
éthiques et morales auxquelles ils croient, afin qu'il fasse
bon vivre en Suisse, en protégeant nos emplois et en dynamisant
la recherche d'emploi pour nos chômeurs, en créant des
logements à loyers abordables sans dissuader les promoteurs par
des chicanes administratives, en donnant à nos enfants une éducation
qui les armera face au monde de demain, en soutenant la recherche qui
a toujours été la carte de visite de la Suisse, et en
continuant à permettre l'accès à une médecine
de qualité tout en exerçant un contrôle efficace
sur les caisses-maladie.
Pour
cela nous avons besoin de finances saines, et nous devons continuer
sur la voie qui a été tracée. Genève doit
être et rester attractive pour de nouvelles entreprises étrangères,
avec lesquelles il faut négocier une imposition favorable contre
la création d'emplois. Nous devons maintenir les forfaits fiscaux
pour ces étrangers qui choisissent Genève pour dépenser
leur argent, et qui sinon iraient tout simplement ailleurs.
Ceux-là
même qui demandent le maintien et l'amélioration des droits
sociaux font exactement le contraire de ce qu'il faut pour remplir les
caisses de l'Etat, condition sine qua non pour atteindre cet objectif.
Au-delà
des dogmes partisans, Genève n'échappe pas à la
règle, et a besoin à sa tête de femmes et d'hommes
suffisamment imaginatifs pour prévoir les besoins des prochaines
décennies, et impérativement intègres pour échapper
à l'influence des lobbys qui gangrènent notre pouvoir
politique.
Pour
cela, toutes celles et ceux qui s'abstiennent habituellement de voter,
par résignation, écoeurement ou désintérêt
doivent comprendre que leur voix est essentielle le 11 octobre pour
changer le visage politique de ce canton.
ALORS
N'OUBLIEZ PAS DE VOTER LA LISTE NO 7 COMPACTE !
PARCE
QUE LES BONNES IDEES ONT D'ABORD ETE DES IDEES QUI DERANGENT ET QUE
L'ON NE CONDUIT PAS L'ETAT AVEC UN GRAND RETROVISEUR ET UN PETIT PAREBRISE!
Mauro
Poggia
Candidat MCG au Conseil d'Etat
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