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28/07/2009 |
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| CEVA PAS DU TOUT ! |
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| Puisque l’argumentaire du faux est toujours plus complexe que sa réfutation, je serai beaucoup plus bref que les représentants de Transferis, structure ad hoc créée par les CFF et la SNCF pour soutenir le CEVA, qui se sont amplement exprimés dans le journal « Tout l’immobilier » du 20 juillet 2009. Je
pensais naïvement que l’une des règles du journalisme
« honnête », (ce qui devrait être un pléonasme)
était de donner la parole à toutes les parties concernées,
afin que le lecteur, l’auditeur ou le téléspectateur
puisse avant tout s’informer, avant de forger son opinion. Tel
n’est apparemment pas le principe de cet hebdomadaire, dont la
finalité évidente est de convaincre les habitants du canton,
et de la région, que le CEVA répond à l’attente
de la population, qu’il se fera, et que de toute façon
il n’y a rien d’autre de prévu. On explique donc au brave lecteur qu’il « n’y a pas de plan B ». En d’autres termes, même si le repas n’est pas au goût des contribuables du Canton, ils n’ont d’autre alternative que de manger ou mourir de faim ! L’argument est d’une rare pertinence de la part de personnes qui prétendent que le CEVA serait la réponse adéquate aux questions de mobilité des prochaines décennies. Parlons franc : puisque le MCG est le seul parti politique qui a osé poser les bonnes questions en soutenant le référendum qui a été lancé contre la loi du 26 juin 2009 ouvrant un crédit complémentaire de 113'470'000.-- : le CEVA était estimé en 2002 à 941 millions, dont 401 à charge du Canton. Il est aujourd’hui estimé à 1 milliard 473 millions, dont 515 millions à charge du Canton, sans tenir compte des augmentations liées aux appels d’offres à venir, des aléas géologiques et hydrologiques liés aux tunnels, des imprévus inévitables liés auxdits tunnels, et au taux de renchérissement incontestable de 2009 à 2015. On peut prudemment estimer le coût global à plus de 2milliards, dont 875 millions à charge du Canton. Sans même parler des aménagements extérieurs qui seront à charge des communes de Genève, Lancy, Carouge, Cologny, Chêne-Bougeries, Chêne-Bourg et Thônex ! ET TOUT CELA PENDANT QUE LES GENEVOIS ATTENDENT DÉSERSPÉRÉMENT UNE TRAVERSÉE DE LA RADE ! Le CEVA n’est en fait que le fruit de la paresse, d’un Conseiller d’État d’abord, lequel a considéré plus facile de déterrer une Convention de 1912, laquelle intégrait des engagements financiers de la Confédération, plutôt que de réfléchir aux besoins régionaux du XXI ème siècle, et de Députés ensuite, la gauche étant par définition favorable à l’augmentation des transports en commun (promouvoir le transfert modal !) et la droite soutenant d’emblée par dogmatisme tous grands travaux dans la République (il faut que Genève bouge !). Seulement voilà, le train de 1912, moyen de transport incontournable à l’époque, n’avait pas une vocation régionale, mais internationale, étant censé relier le nord et le sud de l’Europe, traversant, en surface, une région genevoise campagnarde. Aujourd’hui on veut nous vendre le CEVA comme un RER interrégional, qui devrait à la fois améliorer le transport dans la ville, et les flux de frontaliers, qui entrent et sortent quotidiennement du Canton. Or, contrairement à un métro, type M2 lausannois, le CEVA ne comporte pas des arrêts rapprochés, de surcroît pas au centre ville. Quels sont les futurs usagers de ce CEVA dont on doit descendre aux Eaux-Vives, en venant d’Annemasse, pour aller en ville, ou, qui oblige à emprunter un long tunnel en pente depuis Champel pour aller à l’Hôpital cantonal, ou encore qui dit aller à Carouge, mais qui s’arrête au Bachet-de-Pesay? Au niveau transfrontalier ce n’est guère mieux. Le CEVA se rend à Annemasse, où aucun parking relais n’est prévu. Sachant que 2 frontaliers sur 3 ont un parking à proximité de leur lieu de travail, comment va-t-on les convaincre de rentrer à Annemasse, chercher une place de parc et monter dans le CEVA ? Les autorités françaises, Maire d’Annemasse en tête, qui prétendent soutenir le CEVA, sont allées récemment inaugurer la nouvelle autoroute A41 qui relie désormais Annecy à Genève, et qui déverse son flot quotidien de pendulaires à la douane de Bardonnex…là où nos têtes pensantes (à défaut d’être chercheuses) n’ont absolument rien prévu. Bravo pour la concertation transfrontalière ! Alors, les contribuables du canton de Genève devraient-ils débourser près d’un milliard, sans parler des communes sur lesquelles le tracé du CEVA est prévu, pour un train qui ne répond pas aux besoins de la région ? Et supporter en plus un déficit annuel de fonctionnement d’ores et déjà budgété à 32 millions ? SOYONS SÉRIEUX ! En période de crise, comme celle que nous traversons, alors que l’on ne cesse de réduire les aides sociales en faveur des plus démunis, personnes âgées en tête, Genève ne peut se permettre d’investir dans de l’approximatif, ce d’autant que les retombées financières au niveau de la construction, ne sont pas celles que l’on espère, aucune entreprise locale n’étant en mesure de construire les tunnels projetés. ET ALORS ? Il existe un projet alternatif, beaucoup moins cher, beaucoup plus efficace, réalisable plus facilement sur le plan technique et dans des délais identiques pour certains aspects. Il s’agit du « Barreau sud », étudié dans les années 80’, et mis en veilleuse en raison de la traversée de la rade. Ce tracé, identique à celui du CEVA jusqu’au Bachet-de-Pesay, continuerait son chemin vers Bardonnex, où un parking relais de 4000 places serait mis à disposition. De là, et pour autant que la volonté des pouvoirs publics français soit à la hauteur des belles paroles, des trains partiraient vers Annemasse, puis, soit Thonon et Evian, soit la Vallée Verte, ou Saint-Julien-en-Genevois, puis, soit Bellegarde, soit Annecy. Parallèlement, sur le tracé Gare des Eaux-Vives – Annemasse, actuellement desservi par la « Micheline », un train-tram sur double voie, en tranchée semi-couverte, pourrait, à une cadence soutenue, non seulement relier les deux pôles, qui sont présentés comme essentiels par les promoteurs du CEVA, mais, depuis les Eaux-Vives, s’intégrer au réseau existant des trams, pour mener jusqu’au centre ville, sans rupture de charge. ET TOUT CELA AVEC LE MÊME SOUTIEN FINANCIER DE LA CONFÉDÉRATION ! Voilà ce que le MCG considère une politique raisonnée et prospective des transports, car gouverner c’est prévoir, et non rechercher la facilité. Pour en savoir plus, consultez le site de l’Association pour une meilleure mobilité franco-genevoise www.mobilitege.ch. ET SURTOUT : N’oubliez pas, pour les électrices et électeurs du Canton, de signer le référendum soutenu par le MCG (formulaires à disposition sur le site www.mobilitege.ch, QUI DOIVENT IMPÉRATIVEMENT ARRIVER AVANT LE 10 AOÛT) PARCE QUE LES BONNES IDÉES NE SONT PAS DE GAUCHE OU DE DROITE. ELLES SONT SIMPLEMENT : BONNES Mauro Poggia Candidat MCG au Conseil d'Etat
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